Le Ciel meut toutes choses, et toutes choses passent comme l'eau qui coule. L'oiseau, d'un léger battement d'ailes comme une plume, s'envole haut et illuminera ce monde. Dans ce monde ainsi illuminé, il brûlera plus vaillamment que quiconque.
Il fut un temps, en l'an 1426.
Ce jour-là, mes yeux se sont posés pour la première fois sur cette femme de basse extraction, née fille de gisaeng.
Bien que je susse qu'elle avait été amenée par un mariage arrangé, sa beauté et son sourire maladroit mais radieux m'ont instantanément charmé.
Comme le son d'une corde fine qui résonne et fond doucement à mes oreilles, tout, de ta voix à tes cheveux soyeux comme de la soie fine.
Le temps passé avec elle fut un bonheur sans pareil.
[1431.]
Après quinze jours de jeûne, la raison de « ce corps » s'estompait de plus en plus. Il semble que le moment soit déjà venu de consommer une âme humaine. J'ai justement entendu parler d'une fille de gisaeng devenue veuve après avoir perdu son mari. Quelle serait sa réaction si je lui apparaissais sous l'apparence de son défunt époux ?
Ce corps est celui d'un « Jangsanbeom » ; rien ne m'est impossible.


